Alors que l’engouement pour les univers virtuels de type métavers s’accroît de semaine en semaine, les entreprises peuvent aujourd’hui compter sur leur opérateur télécom pour garantir un usage optimal et proposer un niveau de sécurité sans faille.

Désignant un univers entièrement virtuel, le terme de « métavers » (contraction de méta-univers) a été inventé en 1992 par Neal Stephenson, auteur du roman « Le Samouraï virtuel ». Par la suite, en 2003, une des premières illustrations de ce que pouvait être un métavers a pris corps avec l’univers virtuel Second Life qui atteindra son apogée en 2007 avant de connaître un déclin progressif.

« Le métavers, c’est une réalité qui ne fait qu’évoluer au fil du temps. Certains éditeurs de jeux vidéo comme Epic Games, le créateur de Fortnite, ont déjà créé des sortes de métavers grâce à leurs jeux massivement multijoueurs », analyse Thibault Ugartevidea, Chef de produit services mobiles chez Bouygues Telecom Entreprises.

Et depuis que Facebook en a fait son leitmotiv et s’est renommé en « Meta » en octobre 2021, de très nombreuses autres entreprises lui ont emboîté le pas. C’est le cas notamment de Microsoft qui vient de débourser près de 70 milliards de dollars pour racheter l’éditeur de jeux vidéo Activision, propriétaire de Call of Duty, Warcraft et autre Candy Crush.

Quelques semaines plus tôt, en décembre 2021, Nike s’est porté acquéreur d’une entreprise vendant des chaussures virtuelles. Le montant du rachat de RTFKT (prononcer « artefact ») n’a pas été dévoilé mais cela donne le ton des enjeux économiques relatifs à ces mondes virtuels.

 

La connectivité, levier de la performance

« Pour pouvoir accéder à un métavers qui soit fluide et dans lequel il soit possible de faire des achats facilement, les enjeux liés au réseau sont, pour Bouygues Telecom Entreprises, primordiaux », note Thibault Ugartevidea.

Le type de métavers est, lui aussi, très important. Il peut s’agir d’un métavers 100 % digitalisé auquel on accède via un casque de réalité augmentée ou virtuelle, ou bien d’un métavers dans lequel la réalité augmentée vient simplement s’ajouter en surimpression au monde réel.

« Quel que soit le type de métavers, la connexion doit être stable, puissante et sans latence. C’est là que nos réseaux mobiles entrent en jeu et que la 5G va jouer un rôle très important en apportant la puissance nécessaire au calcul et à la mise en place de ces univers. Et dans un lieu fixe, où un casque de réalité virtuelle suffit, les réseaux fixes et la fibre joueront un rôle décisif. L’enjeu pour un opérateur est d’apporter aux utilisateurs suffisamment de puissance pour que leur expérience soit valable », complète Thibault Ugartevidea.

 

La question de la compatibilité

En résumé, les réseaux télécoms vont continuer d’évoluer, de grandir et de se moderniser afin d’accompagner cette évolution des usages, que les clients soient des particuliers ou des entreprises.

Bien entendu, des enjeux d’interopérabilité entre les différents métavers vont se poser. Fortnite, qui a organisé sur sa plateforme, pendant les confinements, des concerts de stars mondiales comme Ariana Grande et Travis Scott, avait tout intérêt à ce que le plus grand nombre de participants puissent s’y joindre. Plus la porosité entre le jeu vidéo et l’univers du commerce sera forte, mieux les sociétés organisatrices de ce genre d’événements se porteront.

 

La sécurité et les réalités virtuelles et augmentées

« Même si la notion reste pour le moment très attachée au grand public, dans le monde professionnel (BtoB), parmi les usages pour nos clients, se profilent déjà la réalité augmentée et la réalité virtuelle. Pour les entreprises du BTP, par exemple, cela permet de mieux visualiser les chantiers. Bouygues Telecom Entreprises accompagne ainsi les entreprises à numériser leurs chantiers, notamment à travers la 5G. Le métavers permettra d’aller plus loin, notamment dans le domaine du retail et des services où une nouvelle façon de faire ses achats se profile, mais aussi autour d’usages industriels », précise Thibault Ugartevidea. Colas et sa filiale SPAC, avec la start-up Syslor, utilisent la réalité augmentée pour numériser des chantiers liés à des canalisations. Un bon exemple de ce qu’il est possible de réaliser actuellement grâce à la 5G.

« Outre son rôle de facilitateur pour accéder aux métavers, Bouygues Telecom Entreprises aura un rôle clé à jouer en matière de cybersécurité. C’est un des principaux enjeux liés à ces univers. Les métavers ne feront que décupler les risques. Notre rôle sera d’accompagner les usages et de proposer des couches de sécurité adéquates », conclut le Chef de produit services mobiles chez Bouygues Telecom Entreprises.

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