Comme à chaque introduction d’une nouvelle technologie, la question de la disparition de l’ancienne se pose. Dans le cas de la 4G, il se pourrait que celle-ci résiste et s’en trouve même dans un premier temps boostée. On vous dit pourquoi. 

Si l’on reprend le parcours de la technologie 4G introduite en 2012, celle-ci a, depuis 8 ans, convaincu 90% des utilisateurs du territoire qui disposent aujourd’hui d’un terminal compatible*. On peut parler d’une adoption massive. En effet, seuls 10% des Français utilisent encore des mobiles limités à la 3G. En revanche, cette appropriation ne s’est pas faite en un jour.  Souvenez-vous, le déploiement 4G s’est opéré de façon lente et progressive. D’abord chez les particuliers, puis chez les entreprises qui se sont mises à utiliser les possibilités nouvelles offertes par cette technologie à succès. 

Les fréquences 2G et 3G ont été reconverties peu à peu pour donner vie à un réseau 4G étendu sur tout le territoire. Mais, aujourd’hui, on peut dire que ce réseau atteint ses limites notamment dans les zones très denses. La situation récente dûe à l’épidémie de coronavirus en est le témoin parfait. Avec un trafic voix multiplié par 3 et des solutions de télétravail 7 fois plus sollicitées, la Fédération Française des Télécoms a dû appeler à une consommation raisonnée pour permettre au réseau de tenir et de maintenir les communications essentielles. 

La 5G, pour une meilleure 4G ?

L’arrivée prochaine de la 5G représente aujourd’hui plus que jamais une opportunité de soulager le réseau 4G. En absorbant une partie du trafic, la 5G va d’une part ouvrir de nouvelles capacités d’échanges mais elle va également libérer les fréquences 4G

Ce mécanisme aura comme effet collatéral positif l’amélioration du réseau en général. En effet, au fur et à mesure de la démocratisation des terminaux compatibles, la répartition entre fréquences 5G et fréquences 4G maintiendra un équilibre bénéfique pour tous. 

Et les événements du printemps ne font que renforcer le besoin pressant de recourir à cette technologie tant attendue. Les promesses de débit et de réduction du temps de latence la rendent plus que légitime pour proposer aux professionnels des solutions collaboratives en tout genre. Et plus encore, elle représente aussi une opportunité pour l’ensemble du corps médical de pratiquer plus sereinement la téléconsultation “connectée”, à savoir la possibilité d’examiner un patient à distance avec des solutions IOT capables de faire remonter les données nécessaires. 

La 4G n’est pas morte, bien sûr ! Elle a encore de beaux jours devant elle, sachant que l’on estime à 5 ans le cycle de renouvellement complet du parc de terminaux sur le territoire national. On en reparle en 2025 ? 

 

*Source Bouygues Telecom Entreprises

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