Née il y a plus de 10 000 ans, l’agriculture a connu une révolution industrielle avec la mécanisation de la production puis l’arrivée des produits phytosanitaires. Elle vit aujourd’hui sa révolution numérique.

 

Solutions Cloud et technologies embarquées

L’utilisation du web se généralise auprès des agriculteurs et notamment la jeune génération qui a grandi avec les consoles, les smartphones et les réseaux sociaux. L’ « ageekulteur » s’informe, de son PC ou son mobile, sur la météo, les cours des marchés, il se documente sur les sites de constructeurs, il reste en contact avec sa coopérative, il achète et vend en ligne…

Pour accompagner ce mouvement, depuis 2012, les Chambres d’agriculture françaises ont développé un logiciel qui permet aux producteurs de créer leur e-boutique et de vendre leurs produits à leur cible professionnelle ou grand-public.

Plus récemment, elles ont mis en ligne un outil d’enregistrement des pratiques agricoles. Celui-ci permet aux agriculteurs de piloter leurs cultures grâce à la saisie et la consultation d’informations relatives à leurs exploitations : optimisation de la fertilisation, gestion de la traçabilité, suivi des stocks…

Ce service regroupe aujourd’hui 20 000 abonnés et couvre 2,5 millions d’ha. Les pratiques agricoles se transforment également grâce aux GPS d’arpentage et aux outils embarqués à bord des engins agricoles qui échangent automatiquement des données avec des logiciels de gestion des cultures consultables grâce à une connexion internet.

Agriculture connectée est déjà dans le pré !

Agriculture connectée : Drones et capteurs comme aide à la décision

Partout dans le monde, l’agriculture connectée se développe également avec l’essor des drones, de capteurs connectés au Cloud placés au cœur des parcelles et l’exploitation des données. En Californie, une start-up comme Mavrx développe des algorithmes appliqués à des images filmées par des caméras embarquées et propose aux agriculteurs une évaluation très précise de l’état de leur exploitation, ainsi que des aides à la décision.

Au Japon, où l’activité agricole est vieillissante, la recherche expérimente des solutions connectées pour former une nouvelle génération d’agriculteurs. Des capteurs remontent des données qui sont ensuite analysées par les apprentis paysans.

En France, l’imagerie par satellite est déjà utilisée par 1/3 des agriculteurs, les drones par 9%, les capteurs connectés par 10%. Farmstar, un programme d’optimisation des pratiques agricoles conçu par une filiale d’Airbus spécialisée dans les drones et les satellites, assurait déjà en 2014 le suivi de 665 000 ha de blé, d’orge et de colza.

La jeune start-up Airinov, qui se veut le pionnier et le leader du drone agricole, propose un suivi des plantes à des moments-clefs de leur développement grâce à des capteurs agronomiques et des cartographies des champs à visualiser à partir d’une plateforme Cloud sur un ordinateur ou un smartphone.

Ces solutions connectées sont en train d’inventer une agriculture de précision qui répond à deux enjeux majeurs, l’optimisation de la production et une approche plus respectueuse de l’environnement.

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