Quel que soit le secteur d’activité dans lequel vous évoluez, il est fort probable que vous ayez à vivre au cours de votre carrière une rupture majeure, économique ou technologique, qui fera voler en éclat vos certitudes. 

Un secteur a érigé la rupture comme dogme et entraîne le monde dans sa course folle : le secteur de l’IT en général et des télécoms en particulier. Cette suractivité n’impacte pas seulement ceux qui y travaillent, elle fait également peser sur le DSI une pression permanente. Leur mission était de mettre en place et manager les outils nécessaires à la croissance de l’entreprise ? Ils se retrouvent aujourd’hui en charge du chantier stratégique de la Transformation Digitale.

Les lancements se succèdent à grand renfort de Keynotes hollywoodiennes et de qualificatifs ronflants (pour bien souligner la disruption) mais, si l’on prend un peu de recul on est en mesure de se demander quelles sont réellement les grandes ruptures des 25 dernières années ? Celles qui ont radicalement changé notre vie.

J’en ai personnellement vécu quatre de l’intérieur :

  1. L’avènement du fédérateur IP qui a rendu possible l’avènement d’Internet
  2. L’accès très haut débit qui l’a rendu utilisable 
  3. Le téléphone mobile qui nous a donné le don d’ubiquité
  4. Et enfin le Smartphone qui nous a rendu omniscient

Contrairement à ces quatre grandes ruptures, la rupture majeure de notre temps n’est pas une rupture technologique, c’est une rupture sociétale et comportementale: « La Transformation Digitale« .

Nous vivons en 2016 la première année du second cycle de cette transformation. En réalité, très peu de secteurs ont été profondément impactés au cours du premier cycle : les médias, la vente en ligne, les télécoms, une partie de la finance … et nos amis les taxis. Mais il est clair que cette transformation aura un impact à court terme sur tous les secteurs d’activité et toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Les prochains sur la ligne de départ sont déjà connus: l’éducation et la santé.

Au fait, on parle de quoi ? Je vous propose une définition simple:

« La transformation digitale est l’utilisation des technologies pour améliorer radicalement la performance et le développement d’une entreprise ».

Il ne s’agit donc ni de « Cloud », de « Fibre », d’IoT » ou de je ne sais quel autre « XaaS », il s’agit de repenser l’entreprise de bout en bout.

1 – Le DSI. Il est le moteur de l’ambition.

Il se recentre sur son métier et l’agilité devient une attitude. Il doit donc externaliser et confier à des experts une partie significative de son activité traditionnelle et mettre à la disposition de ses métiers une plateforme virtuelle flexible et performante.

2 – Les RH et les employés : nous ne travaillerons plus jamais comme avant.

« Travail »,  « bureau », « expertise », « collègue », « collaboration », « relation client » sont des notions qu’il faut réinventer.

3 – Marketing et ventes : Le Big data et les réseaux sociaux permettent de personnaliser la relation client pour anticiper ses besoins et augmenter son taux de satisfaction dans un monde où le « sans-engagement » va dominer.

4 – Et enfin la Direction générale : Plus de limite sauf celle de l’imagination.

Les modèles inventés après-guerre n’ont pas d’avenir : il est vital et urgent d’imaginer et mettre en place de nouveaux Business modèles et de nouvelles mises en marché.

 

Transformation digitale : le role du DSI plus important que jamais
Transformation digitale : le rôle du DSI plus important que jamais !

Qui sera le leader de cette transformation?

Bien entendu, rien ne se fera sans impulsion stratégique du Directeur Général mais nous savons tous que ce n’est pas suffisant. Les postes de CDO (Chief Digital Officer) ont été créés pour être le relais du management mais tout le monde s’accorde sur le fait que c’est une transition temporaire.

La solution ? Elle est bien entendu entre les mains du DSI

Sa première priorité est de mettre à niveau le socle numérique qui rendra possible la transformation des ambitions et des métiers. Je pense sincèrement que l’opérateur de services télécom est son partenaire idéal dans cette première étape. En effet, bien au-delà de son métier traditionnel de « transporteur » d’information, son métier est de développer des services sécurisés qui définissent le socle sur lequel l’entreprise ca bâtir sa transformation.

Les précédentes ruptures technologiques (voir au début de l’article) ont focalisé l’investissement humain et financier des entreprises sur l’accélération, la rationalisation et l’optimisation.

Job done ! Tout est en place pour la seconde phase.

1 – Qui dit « externalisation » dit très haut débit, sécurité et résilience.

Le DSI est le moteur de l’ambition. Difficile décision que celle de l’externalisation mais le Cloud a changé l’approche en mettant à disposition des applications et infrastructures flexibles, managées et adaptatives aux profils et métiers. Internet est passé du status de vitrine à celui de porteur du business. La résilience des infrastructures n’est pas une option: Elle impose aux accès haut débit une fiabilité et une sécurité sans faille. La fibre optique devient la norme : elle permet donc aux applications et infrastructures d’être consommées par la DSI et les métiers sous forme de services managés et payés à l’usage (SaaS, IaaS …),

2 – Qui dit « Collaboration » dit UCaaS, services Cloud et mobilité.

Nous ne travaillerons plus jamais comme avant. Il ne s’agit plus seulement de téléphoner, il s’agit d’accélérer le business de l’entreprise.  Les technologies sont matures : il est temps de passer à la phase d’adoption en masse. Le métier de l’opérateur est de créer des services industrialisés et sécurisés à partir de technologies complexes, de les adapter à chaque profil utilisateur et de les facturer à l’usage.

3 – Qui dit « BigData » dit IoT, API et Analytics.

Notre ère est cette de la « société connectée ». Hommes et objets mais aussi interactions entre eux permettent d’aller directement à l’essentiel. Encore faut-il garantir une qualité et une sécurisation des données qui seront utilisées par les entreprises pour devancer vos moindres désirs. La couverture 4G n’est plus un confort mais une exigence : de fait, les solutions de couverture indoor (à l’intérieur des bâtiments) se développent en zone blanche ou au sein des bâtiments HQE. Même les réseaux IoT seront déployés avant la fin de l’année.

4 – Qui dit « Business models » dit Pay-per-use, flexibilité et modèles de souscription.

Tout est prêt pour imaginer, tester et entreprendre ! Il est incroyable de voir qu’aucune entreprise « legacy » n’a créé une des applications « star » de l’Internet, dans le meilleur des cas elles se sont contentées de les racheter. Pourquoi ? Parce que les freins au changement restent forts dans les entreprises mais ils ne sont plus technologiques: ils sont liés à l’inertie des structures, au manque de prise de risques et à l’incompréhension du top management par rapport à ce que la transformation digitale change à tous les niveaux de notre société et donc comment l’entreprise interagit avec son marché.

En conclusion : la responsabilité du DSI est plus importante que jamais ! Sa position stratégique au comité de direction de l’entreprise et sa totale collaboration avec le CMO est vitale pour l’avenir et pour la mise en place rapide d’un socle numérique robuste et flexible. Pour cela, il devra choisir un partenaire engagé à ses côtés et qui pourra l’accompagner et le supporter durant ce voyage : un partenaire de service mettant la proximité, l’agilité et la technologie au cœur de ses engagements.

Thiebaut Pierre-Antoine

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Thiebaut
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