Chercher une solution d’hébergement pour ses données ou applications métier, c’est confier à un tiers les actifs les plus précieux de son entreprise… Comment choisir sans prendre de risque ?

Si l’on s’en réfère à l’étude IDC France intitulé « Le Cloud en France » et publiée à l’été 2017, les revenus issus des d’équipements d’infrastructure pour le cloud (serveurs, systèmes de stockage, switches Ethernet) ont progressé de 25,8% au cours du 2ème trimestre 2017 (par rapport à l’année précédente) pour atteindre 12,3 milliards de dollars… Un chiffre qui illustre l’adoption massive des infrastructures « connectées » et démontre le caractère stratégique du choix du datacenter. Cette infrastructure regroupe dans un vaste espace, des serveurs, des sous-systèmes de stockage, des commutateurs réseau, des routeurs, etc. Mais derrière cette présentation de surface, un datacenter est surtout un lieu ultra-sécurisé, intégrant de multiples dispositifs pour assurer la disponibilité absolue des données qu’il héberge.

Lorsqu’il est question de choisir, la différence ne se fera sans doute pas sur la promesse de disponibilité des prestataires.En effet, globalement, tous les acteurs annoncent une fiabilité supérieure à 99,98%… « Là n’est pas véritablement l’enjeu, indique Régis Moine, Responsable Datacenter et Hébergement à la Direction des Infrastructures DSI pour Bouygues Telecom. Les véritables critères déterminants  dans le choix d’un datacenter, sont moins technologiques qu’il n’y paraît ». Pour cet observateur attentif du marché des datacenters, la différence se fait sur toutes ces problématiques périphériques qui contribuent d’une part à limiter les risques de défaillance des équipements, et d’autre part les moyens pour une reprise d’activité immédiate en cas d’incident.

“Un datacenter est surtout un lieu ultra-sécurisé, intégrant de multiples dispositifs pour assurer la disponibilité absolue des données qu’il héberge.”

Une présence humaine

« Le choix d’un datacenter est trop impactant pour une entreprise, pour se contenter de la consultation des brochures commerciales, affirme Régis Moine. Il faut visiter les datacenters et ne pas se focaliser uniquement sur les baies de stockage qui accueilleront vos machines ! ». Ce que recommande l’expert, c’est plutôt d’observer la propreté générale des locaux et vérifier la présence physique de techniciens. « Un datacenter vide de toute présence humaine, est inquiétant car il ne suffit pas d’avoir des niveaux de redondances élevées pour les connexions, les serveurs, ou encore les groupes électrogènes. Ce qui compte, c’est le nombre de personnes et leurs compétences, pour tester et entretenir régulièrement ces dispositifs ».

“Les équipes dédiées à la maintenance doivent non seulement être présentes sur site mais ultra-qualifiées.”

Des accès ultra-contrôlés !

La sécurité informatique dans les datacenters doit être optimale, certes, mais passée cette tautologie, vous n’avez rien dit ! « La sécurité physique et technique (redondance) prime sur tout le reste, confie Régis Moine et ce sont souvent les détails qui font la différence ». Lorsque vous visitez le datacenter, renseignez-vous sur la façon dont sont recrutés les techniciens, mais aussi les personnels chargés de l’entretien, sur les dispositifs de protection des accès, autant d’indicateurs du niveau de sécurité globale de l’infrastructure. « Les équipes dédiées à la maintenance (climaticiens, électriciens notamment) doivent non seulement être présentes mais ultra-qualifiées. Il faut aussi se renseigner sur la fréquence des revues d’habilitation pour les différents personnels qui gravitent au sein du datacenter, la moindre brèche dans la sécurité physique peut indirectement avoir des conséquences sur la sécurité logique du datacenter ! ». Pour faire le meilleur choix, dépassez les évidences, les promesses faciles et levez le voile sur l’envers du décor !

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